France

Les Députés et les Sénateurs vont voter sur le Traité européen, mais le connaissent-ils seulement ?

Un grand nombre – si ce n’est une vaste majorité – des Députés et Sénateurs appelés à voter sur le Traité européen (TSCG, dit encore Pacte budgétaire) ne connaissent pas la teneur d’un texte qui, selon une rumeur savamment entretenue, serait inéluctablement adopté.

Solidarité et Progrès a entrepris une mobilisation pour informer de ce que sont vraiment le Traité européen et le MES (Mécanisme européen de stabilité) en faisant circuler le tract “C’est la France et l’Europe qu’on assassine” et en contactant les Députés et les Sénateurs.

Ce qu’il ressort de cette intervention et de cette interpellation des élus, c’est que les Français n’ont aucune idée de ce qui est en jeu – grâce aux bons soins des médias qui ont scrupuleusement évité de parler de cette question “gênante” -  mais que les élus eux-mêmes n’ont qu’une idée très vague d’un texte sur lequel ils s’apprêtent néanmoins à voter.

Clairement, ceci ne correspond en aucune manière à la ligne assénée par les médias selon laquelle le “vote est plié” et par conséquent : circulez, il n’y a rien à voir !

La réalité est sensiblement différente. Les Députés sont majoritairement dans une démarche politicienne au sens le plus étroit du terme (exactement ce que rejettent les Français), c’est-à-dire qu’ils sont dans une logique de soumission à la “discipline” du parti, et tant pis pour les conséquences. Quand aux Sénateurs, plus indépendants et dont on soupçonne grandement qu’ils pourraient ne pas être aussi disciplinés que leurs collègues, ils apprécient fort peu la manière dont le pouvoir – probablement inquiet de la dite indépendance et souhaitant en finir au plus vite – bouscule le calendrier en avançant le vote du texte par le Sénat de dix jours. Initialement prévu pour le 20 octobre, celui-ci devrait avoir lieu 10 jours avant, soit le lendemain du vote à l’Assemblée nationale, ce qui ne laisse pas au Sénat le temps de présenter le texte en commission !

Un argument qui revient souvent, c’est qu’il serait irresponsable de ne pas adopter le Traité européen car, alors, la France subirait de plein fouet la sanction des marchés financiers. En d’autres termes, passons-nous la corde au cou pour que les marchés ne nous lynchent pas. C’est évidemment une “philosophie” peu porteuse d’avenir.

Le malaise est palpable à l’Assemblée nationale comme au Sénat, et il serait temps que les Français utilisent le peu de temps qui reste (un jour pour l’Assemblée nationale, deux jours pour le Sénat) pour interpeller à leur tour les élus de la République sur un texte fondamentaement contraire à ce que de Gaulle appelait l’intérêt supérieur de la Nation.

En particulier, il est nécessaire de faire comprendre qu’une alternative existe tel que cela est clairement exprimé dans l’appel pour le Glass Steagall, appel signé par différentes personnalités, deux cent maires et des milliers de citoyens.

 

Cliquez ici –> Jacques Cheminade sur le Traité européen

http://www.cheminade2012.fr/Pacte-budgetaire-c-est-l-Europe-et-la-France-qu-on-assassine_00902

Print Friendly

Laisser une Réponse